Campagne alarmante pour la journée mondiale de lutte contre le SIDA 

Comme chaque année, le 1er décembre marque la journée mondiale de lutte contre le SIDA. Rappelons que le SIDA est le stade ultime de l’infection par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH 1 et VIH2). Le mot SIDA est l’abréviation du Syndrome d’Immuno-Déficience Acquise. Le virus du Sida (VIH) pénètre dans le corps par voie sexuelle, sanguine ou est transmis de la mère à l’enfant. Ce virus va ensuite envahir certaines cellules du système immunitaire de l’organisme. Le VIH se développe et se multiplie à l’intérieur de ces cellules, entraînant leur destruction et une détérioration du système immunitaire qui ne peut plus remplir son rôle : lutter contre les infections.

En France, environ 170 000 personnes vivent avec le virus, alors que dans le monde c’est 38 millions de personnes qui sont infectés. Pour l’édition 2020 l’ONUSIDA aborde la journée mondiale de lutte contre le SIDA avec le thème suivant « Solidarité mondiale et responsabilité partagée », en lien avec la pandémie qui sévie le monde actuellement…

ONUSIDA est le programme commun des Nations Unies sur le VIH/SIDA, soutenu par 11 organismes des Nations Unies. L’ONUSIDA mène l’action à l’échelle mondiale pour mettre fin à l’épidémie de sida comme menace de Santé Publique d’ici à 2030 dans le cadre des objectifs de développement durable. Son principal rôle n’est pas de subventionner les différents programmes de lutte contre le VIH/SIDA, mais de coordonner leurs activités. Son second rôle est de fournir des informations sur toutes les conséquences qu’entraîne la pandémie, aussi bien au niveau médical (comme le nombre de personnes infectées) que social (conditions de vie des personnes vivant avec le VIH) ou encore économique (impact de la pandémie sur l’économie des pays). Son troisième rôle est de servir de moteur à une politique globale de lutte contre le sida (comme la création de certains programmes).

Pour cette année, sur fond de pandémie de Covid-19, ONUSIDA souhaite rappeler le lien entre la santé et des valeurs primordiales comme les droits humains, l’égalité et la solidarité.

Plusieurs affiches avec des constats chiffrés forts ont été créées pour rappeler à chacun les inégalités mondiales en matière de soins de santé. Voici certains messages de la campagne qui font froid dans le dos :

  • 6 millions de personnes vivant avec le VIH n’ont aucun accès à un traitement.
  • Dans 26 pays, les adolescents doivent avoir une autorisation pour obtenir un moyen de contraception (dont les préservatifs).
  • 100 millions de personnes, chaque année, pour payer leurs soins de santé, tombent dans l’extrême pauvreté.
  • Il existe des lois pénalisant les rapports sexuels entre personnes de même sexe dans 68 pays.
  • 34 millions de jeunes filles d’Afrique subsaharienne n’avaient pas accès à une éducation secondaire en 2018

Crédit : ONUSIDA

Crédit : ONUSIDA

Crédit : ONUSIDA

On comprend tout de suite que la crise sanitaire liée à la Covid-19 risque d’engendrer une difficulté d’accès aux soins et une augmentation du nombre d’infection au VIH.

La PrEP : le traitement préventif pour les personnes très exposées au VIH

Actuellement, 19.5 millions de personnes ont un traitement à vie traitées, la trithérapie, qui repose sur la combinaison de trois molécules. Cela nécessite une prise quotidienne du médicament afin de limiter la réplication du virus, mais ne permet pas de guérir du virus, on parle de charge virale indétectable. Cela correspond à la quantité de VIH qu’il y a dans le sang d’une personne séropositive, si cette dernière se trouve en dessous d’un certain seuil elle est alors indétectable.

En matière de prévention, en l’absence de vaccin, il est recommandé l’usage de préservatif ainsi que la prophylaxie pré-exposition ou PrEP, qu’on ne connaît pas forcément. C’est une stratégie de réduction du risque de contracter le VIH basée sur l’utilisation d’un médicament antirétroviral à prendre au cours d’une période d’exposition à un risque de contamination. Ce traitement empêche le virus du VIH de se développer et de se fixer dès son entrée dans le corps. On empêche ainsi le virus de survivre et permet à la personne de rester séronégative. La PrEP est prescrite uniquement aux personnes séronégatives de plus de 18 ans qui prennent régulièrement des risques par rapport au VIH.

Qu’en est-il des dernières avancées majeures contre le VIH ?

La recherche a beaucoup évolué ces dernières années. C’est le cas du traitement contre le VIH, une nouvelle molécule injectable à effet prolongé a été récemment testée. Il s’agit du cabotégravir, un antirétroviral, à injecter tous les 2 mois. L’essai a été réalisé dans 7 pays d’Afrique sur 3200 femmes de 18 à 45 ans, avec un risque élevé d’infection au VIH. En effet, les femmes africaines font parties des populations parmi les plus vulnérables à l’infection VIH, comme le déplore l’organisation internationale.

En cours d’étude, 4 infections ont été reportées dans le groupe recevant le cabotégravir par rapport à 34 infections dans le groupe PrEP. Les injections se sont montrées 89% plus efficaces que la PrEP. Le cabotégravir devrait être disponible à partir de 2022. Cette nouvelle approche permettrait de diminuer fortement les nouvelles infections.

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Cassandra L.

 

12 commentaires sur “Campagne alarmante pour la journée mondiale de lutte contre le SIDA ”

  1. Ping : Quand les campagnes publicitaires jouent la carte de l'illégalité

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