Covid-19 & vaccin : les soignants, influenceurs sous-estimés

Entre manque d’information et scepticisme, le rôle des soignants pourrait être décisif dans la campagne de vaccination. En effet, face à la défiance et aux nombreuses interrogations des Français envers la vaccination contre le coronavirus et la propagation des théories complotistes, les professionnels de santé tentent d’investir les réseaux sociaux.

Début novembre Kim Glow, candidate de télé-réalité, affirmait dans une vidéo que le vaccin contre la covid-19 allait permettre de nous tracer « Pas une puce comme vous imaginez, de chat ou de chien, qu’on peut retirer. Non. Des nanoparticules ça sera […] et la liberté de chacun ça ne sera qu’un lointain souvenir […] ça va marcher avec la 5G […]. Le meilleur conseil que je peux vous donner, c’est surtout ne vous faites pas vacciner. »

Mais qui de mieux que les professionnels de santé pour nous aider à mieux comprendre et à faire notre propre opinion. C’est le cas de Michel Cymès, médecin connu pour ses activités d’animateur radio et de télévision (Le Magazine de la Santé), ou encore Marine Lorphelin, ancienne Miss France, qui à travers les réseaux sociaux et notamment Instagram (compte : drgood_officiel) répondent aux questions des internautes.

Voici d’ailleurs une vidéo où vous pouvez retrouver les réponses de Michel Cymes sur des questions concernant le sujet suivant : « Parlons vaccin : savoir pour agir avec Dr Good », en cliquant ici.

« Alors, non seulement, je me fais vacciner, mais c’est fait. Et comme vous pouvez le constater, je vais très bien, je n’ai pas des branchies qui ont poussées. »

On retrouve aussi Vie de Carabin, aux 80 000 abonnés sur Instagram, qui est un étudiant dont le passe temps est de créer des bandes dessinées pleines d’anecdotes vécues et qui ont pour simple vocation d’être le témoignage d’un étudiant en médecine, mais aussi d’informer les internautes sur les questions médicales. Sa dernière BD explique avec des mots simples ce qu’est le vaccin contre la Covid-19 en s’appuyant sur des publications scientifiques et des sources sûres (INSERM…). D’ailleurs, c’est pour cette raison qu’il est intéressant de reprendre sa dernière BD concernant le vaccin afin de se faire sa propre opinion sur la question.

Le vaccin Covid, c’est quoi ?

 

La covid-19, virus de la famille des coronavirus pénètre dans l’organisme, rentre dans les cellules humaines pour s’y multiplier, c’est-à-dire produire de nouvelles particules virales. Cependant pour rentrer dans les cellules, il a besoin d’un système d’ancrage, la protéine S sur le schéma. Cette protéine, aussi nommée Spike est en fait une glycoprotéine (composée d’une partie sucre et d’une partie protéine).

 

Crédit : Vie de Carabin

Le but du vaccin est de présenter cette glycoprotéine à l’organisme, ainsi notre système immunitaire va se mettre à produire des anticorps dirigés contre celle-ci. Le jour où il rencontrera le virus, il sera aussitôt reconnu par nos cellules immunitaires et détruit.

Crédit : Vie de Carabin

Le vaccin Covid, basé sur la technologie de l’ARN messager, repose sur le principe suivant : il injecte dans l’organisme des instructions génétiques qui correspondent à la protéine S. L’ARN injecté va être lu par quelques cellules musculaires, qui vont à leur tour et temporairement, se mettre à produire cette protéine dans le cytoplasme des cellules. Une fois relarguée dans l’organisme, celle-ci sera reconnue par le système immunitaire qui se mettra à son tour à produire des anticorps.

Quels sont les avantages de ces vaccins à ARN ?

-Pas de risque de mutation génétique car l’ARN ne rentre pas dans le noyau (organe cellulaire où se situe le génome = ADN) et est rapidement détruit par nos cellules.

-Pas de risque de transmission à la génération suivante car on injecte l’ARN dans les cellules musculaires et non dans les cellules des gonades.

-Pas d’adjuvants ou d’aluminium.

D’après Vie de Carabin concernant cette question sur les adjuvants et l’aluminium présent dans les vaccins ou “le truc qui fait peur aux anti-vaccins”, explique “Alors oui, j’ai écrit une BD pour expliquer que cette peur n’était pas fondée. Mais si vous avez peur quand même, sachez que le truc qui vous fait peur d’habitude, il n’y en a pas dans ce vaccin là !”

-Vaccin plus facile et plus rapide à produire car on ne passe pas par un virus de chimpanzé (ce qui est le cas pour tous les autres vaccins du marché).

Quels sont ses inconvénients ?

-Coûte cher (car technique de l’ARN messager).

-Risque de réaction allergique comme pour tous les vaccins sur le marché.

Comment a-t-il pu être développé aussi vite ?

Tout d’abord, d’énormes moyens ont été investis. Les laboratoires savaient que le premier a trouvé gagnerait le « jackpot ». De plus, le vaccin à ARN, connu depuis les années 80 est plus rapide et facile à produire car on saute l’étape « virus de chimpanzé ». Et enfin dans les essais cliniques ce qui compte ce n’est pas le temps mais le nombre de patients.

En effet, pour qu’un vaccin soit sûr, il faut évidemment le tester sur un nombre de patients. En général, lorsqu’une maladie est rare, le processus de recrutement des patients est long.

« Et ce qui est pratique avec une pandémie, c’est qu’on a plein de malades sous la main. On peut tout de suite tester le vaccin et voir le résultat. Voilà pourquoi ça a été plus rapide »

Concernant les risques avec le vaccin il est important de rappeler qu’il y a toujours un risque et ceci avec n’importe quel médicament. Le Doliprane comporte lui aussi des risques : réaction allergique, hépatite etc. Ces risques sont rarissimes mais possibles et c’est la même chose pour les vaccins.

Quelques chiffres très illustratifs :

Crédit : Vie de Carabin

 

Crédit : Vie de Carabin

Vie de Carabin s’amuse d’ailleurs à travers cette bande dessinée à expliquer qu’on a “plus de risques de se faire renverser en allant se faire vacciner que d’avoir un effet secondaire du vaccin !

Alors, rassuré ou toujours septique ?

Vous pouvez retrouvez la totalité de la BD de Vie de Carabin en cliquant ici.

Cassandra.

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