Sauver la planète grâce à l’intelligence artificielle ?

Les débats sur la protection de l’environnement et l’urgence climatique sont omniprésents et au cœur de nos préoccupations. Alors que le compte à rebours a déjà démarré et que nous commençons à vivre à crédit sur notre planète, l’IA est  une piste envisagée par beaucoup d’institutions. L’heure est donc à la recherche de solutions pour résoudre ces défis de transition environnementale. Ainsi, les outils de collecte, d’analyse de données et d’aide à la décision auront un rôle central à jouer dans cette lutte contre le réchauffement climatique.

Une gestion des déchets optimisée grâce à l’IA

Pour lutter contre la pollution des écosystèmes, les collectivités sont de plus en plus nombreuses à utiliser de lIA faible basée principalement sur les données collectées par des capteurs de présence, de mouvement, de température ou encore de pollution. Ainsi, la ville de Dubai a mis en place un processus de traitement des déchets reposant sur des algorithmes d’aide à la décision, qui fourniront des recommandations pour réduire les coûts environnementaux. L’IA peut être également utilisée pour récupérer les déchets dispersés dans la nature. En effet, les opérateurs peuvent installer une caméra intelligente dotée de reconnaissance visuelle qui identifie automatiquement tout objet non conforme lors du déversement des bennes, et envoie une alerte afin que celui-ci soit retiré avant l’incinération. Veolia a notamment implémenté dans son usine d’Amiens, Max IA un robot destiné à accroître les quantités de déchets triées et la qualité de la sélection. Il reconnaît les différentes catégories d’ordures ménagères au moyen de l’intelligence artificielle.

Max IA, le robot mis en place par Veolia

Protéger les océans

L’intelligence artificielle est également mobilisée pour œuvrer à la préservation des océans. Le projet “Soft Robotic Fish”, mis en place par des chercheurs du MIT a pour objectif d’analyser l’écosystème marin à travers l’observation des mammifères vivant dans l’eau. Pour les approcher sans crainte, un poisson robotique est utilisé et contrôlé à distance. Il permet aux chercheurs d’analyser le comportement des animaux marins face à la pollution afin de trouver des solutions adéquates sans les perturber, en se fondant dans leur écosystème.

La robotique se révèlent être un bon outil dans la lutte contre la pollution des océans. L’initiative “The Ocean Cleanup” déploie des robots de 600 mètres de long dans les fonds marins. A la différence de “Soft Robotic Fish” qui analyse les déchets, l’objectif à travers ce système est d’utiliser des robots flotteurs capables de récupérer jusqu’à 5 tonnes de déchets en plastique par mois. Un autre projet, nommé The Plastic Tide”, mobilise des drones capables de repérer des déchets plastiques. Ce système s’appuie sur des algorithmes de Machine Learning pour survoler certaines zones et identifier les déchets de l’océan.

Préserver la biodiversité 

Alors qu’en 40 ans, l’effectif des populations de vertébrés sauvages a décliné de 60 %, une prise de conscience du rôle de la biodiversité est urgente. Microsoft, qui affiche son ambition d’agir pour la préservation de l’environnement vient de se lancer un nouveau défi écologique. L’entreprise co-fondée par Bill Gate souhaite mettre les données et la technologie au service de la biodiversité en s’appuyant sur le “Planetary Computer”. Cette plateforme dotée de capacités de calcul et de Machine Learning, hébergera et analysera de la data environnementale, et la mettra, à la disposition de toutes les organisations prenant des décisions impactant l’environnement. Ce réseau sera capable de déchiffrer un ensemble de données météorologiques, de densité de forêts, de risques d’inondation ou de séismes, de l’état des ressources et des différentes espèces sous surveillance. Par exemple, le Planetary Computer” combinera des images satellites aux données fournies par les utilisateurs pour faire des prévisions sur les risques d’inondation et ainsi permettre aux urbanistes et agriculteurs de prendre des mesures locales et d’anticiper les risques.

Aujourd’hui, nous sommes engagés dans une course contre la montre pour mieux gérer les ressources naturelles de notre planète.  En général, l’IA n’est pas associée à la protection de l’environnement. On constate donc qu’en réalité elle peut être très bénéfique pour l’Homme. Certains diront que si l’IA peut nous aider à dépolluer la terre, elle-même pollue. Pourtant l’initiative

“Soft Robotic Fish”, mis en place par des chercheurs du MIT est un bon exemple. En effet, sans l’IA, pour la préservation des océans, on avait recours à l’utilisation de bateaux auxquels étaient attachés des véhicules sous-marins très polluants. Avec ce robot, la pollution est réduite grâce notamment à une batterie en lithium.

Face à l’urgence environnementale, il semble donc indispensable d’utiliser les meilleurs outils imaginables. Et, optimiser l’usage de nos ressources, c’est la proposition de valeur de centaines d’applications d’intelligence artificielle qui apportent des prédictions plus fines que les technologies actuelles. Qu’il s’agisse de nouvelles technologies, d’algorithmes plus poussés, ou d’utilisation de robots, l’intelligence artificielle fait naître de plus en plus de projets pour préserver l’environnement. Toutefois, cette généralisation de l’IA nous amène à nous questionner sur son impact environnemental, et le risque potentiel d’un “effet rebond” pouvant aggraver la situation actuelle.

4 commentaires sur “Sauver la planète grâce à l’intelligence artificielle ?”

  1. Très intéressant. Je suis un étudiant en environnement marin et côtiers et là je trouve ce travail ou bien cette idée d’utiliser les robots va nous permettre de réduire beaucoup plus les déchets dans l’environnement et surtout l’environnement marin.
    Inchallah un jour je serais aussi un ingénieur en environnement et je vais aider moi aussi notre planète contre la pollution.
    Merci.

  2. Super cet article. On voit bien que l’IA peut être vertueuse si utilisée à bon escient.
    Je vous laisse me contacter par mail, j’aurais plusieurs questions à vous poser à ce sujet
    Bon confinement !

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