Ces marques qui se lancent dans la seconde main

Face à l’ascension de Vinted, les marques traditionnelles tentent de sortir leur épingle du jeu en proposant leurs services de vente de seconde main.

On estime qu’en 2028, le marché de la seconde main dépassera, en volume, celui de la fast fashion (Rapport Thred Up). Face à de telles prévisions, pas étonnant que les marques traditionnelles s’intéressent à ce marché prometteur. Retour sur les marques qui se sont lancées dans la revente d’articles d’occasion.

 

La Reboucle par La Redoute :

 

La Reboucle, site de revente La Redoute

Lancé en décembre dernier, la Redoute s’engage plus que jamais dans la course avec La Reboucle, sa nouvelle plateforme de revente entre particuliers.

Par le biais de ce service, La Redoute confirme sa transformation numérique et la refonte de son modèle entamée les années précédentes.

Pensé comme un véritable site de revente classique, La Reboucle se distingue par un service de paiement novateur : les utilisateurs pourront soit être payés directement du montant de leur vente, soit recevoir un versement sur une e-carte cadeau sur laquelle La Redoute abonde de 25 % du prix de vente.

Autre avantage, si le produit revendu est un article La Redoute, la description de l’annonce sera automatisée grâce à l’historique d’achats de l’utilisateur

Impliquée dans une véritable démarche écoresponsable, le service de livraison pour les produits encombrants est lui aussi soigneusement pensé grâce à la solution économique et écologique Cocolis. Sur le principe du covoiturage, Cocolis fait appel à des particuliers pour le transport des colis à destination.

Plus que jamais consciente des nouveaux usages de ses consommateurs, La Redoute compte bien s’imposer comme un acteur indispensable sur ce marché en expansion.

 

Seconde main by Kiabi :

 

Site de revente Kiabi

 

Après l’ouverture d’espaces dédiés aux vêtements de seconde main dans six magasins en France cette été, Kiabi continue son déploiement avec la mise en ligne d’une plateforme web de revente de vêtements d’occasion entre particuliers.

Comme pour La Redoute, Kiabi accepte les vêtements de toutes les marques tant qu’ils sont dans un état acceptable.

L’enseigne nordiste se base sur un modèle de récompense où l’acheteur de seconde main est récompensé lorsqu’il réalise un achat de manière responsable, que ce soit en boutique ou sur la plateforme web :

  • En boutique, les achats réalisés sont gratifiés par le biais d’une cagnotte. A chaque kilo acheté le client reçoit un bon d’achat de 5 euros.
  • Sur internet, l’acheteur se voit offrir 20% du montant de la transaction en bon d’achat Kiabi.

De quoi motiver les non-initiés à adopter une démarche écoresponsable.

 

L’application de seconde main de Petit Bateau :

 

Site de revente Petit Bateau

Dans sa volonté de favoriser l’économie circulaire, l’application Petit Bateau intègre un espace de vente d’occasion de produits Petit Bateau.

L’ambition de la marque est de mettre gratuitement en relation vendeurs et acheteurs via une rubrique « Occasion » sans prendre de commission sur les transactions.

En effet, l’application propose seulement un service d’annonces, c’est ensuite aux clients de s’organiser pour l’expédition et le paiement des articles

 

IDTROC par Okaidi :

 

OKAÏDI grimpe dans le train de l’économie circulaire avec IDTROC. Plusieurs fois par an, des sessions de vente de vêtements d’occasion sont organisées par l’enseigne afin de donner une seconde vie aux vêtements OKAÏDI et OBAÏBI.

Via l’application de la marque, les vendeurs sont invités à enregistrer leurs articles et imprimer leur kit d’étiquetage. Après les avoir déposés en boutique, la marque vérifie les articles et effectue la vente pendant une durée prédéfinie (2 jours). Une fois la vente terminée, le vendeur peut soit récupérer ses invendus, soit les donner pour que ces derniers soient triés et recyclés. Les articles vendus sont quant à eux crédités sur une carte cadeau.

 

Stella McCartney et la seconde main de luxe :

 

Le luxe n’est pas en reste dans la course vers une mode plus éthique.

Et qui de mieux que Stella McCartney pour encourager l’économie circulaire dans le monde du luxe.

En s’associant au portail américain dédié aux articles de luxe d’occasion The RealReal, Stella McCartney redouble d’efforts dans ses engagements pour une mode durable.

Afin d’inciter ses clients à utiliser la plateforme, la créatrice propose une récompense sous forme d’un bon d’achat de 100 dollars pour quiconque mettant en vente des pièces de ses collections.

“Le développement durable est la pierre angulaire de notre marque, c’est pourquoi nous croyons en l’économie circulaire. Nous croyons en ce que fait The RealReal et sommes ravis d’être la première marque de luxe à mettre en place un programme d’initiatives de développement durable avec eux” déclare Stella McCartney.

 

Weston Vintage par J.M Watson :

 

La marque de chaussures de luxe pour homme J.M. Weston, fondée en 1891, se lance dans la vente d’occasion via un service de dépôt de chaussures appelé « Weston Vintage »

Le principe ? Ramener les paires de chaussures usagées dans l’une des boutiques françaises J. M. Weston en échange d’un bon d’achat. Celles-ci sont ensuite transportées dans l’atelier de restauration de sa manufacture de Limoges.

Une fois rénovées, les chaussures sont proposées à la vente, à prix cassés, au sein de trois espaces dédiés : En France, dans une boutique sur les Champs-Élysées et sur la rue Saint-Honoré. Au Japon, dans la boutique d’Aoyama à Tokyo.

 

Même si les sites de vente d’occasion ne sont pas à l’abri de certaines critiques, la seconde main semble devenir l’avenir de la mode.

1 commentaire sur “Ces marques qui se lancent dans la seconde main”

  1. Ping : Vinted, Fast Fashion de la seconde main ?

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