Focus sur Yuka : l’appli qui décrypte nos assiettes

Selon un sondage réalisé par BVA pour la Presse régionale (*), l’alimentation est un sujet qui préoccupe de plus en plus les Français. C’est pourquoi aujourd’hui, nous voyons émerger des applications sur le secteur de la « foodtech » (« alliance entre le secteur de l’alimentation et les nouvelles technologies ») pour nous informer et ainsi nous donner le pouvoir.

Vous avez surement entendu parler de l’application Yuka arrivée en France en janvier 2017. Cette appli, disponible gratuitement sur IOS et Android, permet aux consommateurs de s’y retrouver dans le monde de la grande distribution en nous dévoilant la qualité des produits que nous consommons.  Pour cela, Yuka note la qualité des produits alimentaires et (depuis peu) des cosmétiques.

Mais comment fonctionne l’appli ?

Le principe est très simple : Scannez le code barre de vos produits grâce à votre smartphone et Yuka évalue son impact sur votre santé. Apparaît alors : une note sur 100, une couleur allant du vert au rouge accompagnée d’une appréciation : « excellent », « bon », « médiocre », « mauvais » ; et une fiche détaillée permettant de comprendre l’évaluation. Pour les produits dits « médiocres » ou « mauvais » l’application propose un produit alternatif aux consommateurs.

Pour évaluer les produits, Yuka se base sur 3 critères :

  • La qualité nutritionnelle (60%)
  • La présence d’additifs (30%)
  • La dimension biologique (10%)

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Et la base de données ?

Yuka utilise les données d’Open Food Facts, une base de données ouverte et collaborative. De plus, les adeptes de Yuka peuvent enrichir cette base à partir de l’application en ajoutant des nouveaux produits ou en corrigeant ceux déjà enregistrés. Les utilisateurs effectuent environ 1 500 contributions par jour.

Yuka, est-il indépendant ou nous met-il des carottes ?

Yuka est une application 100% indépendante. C’est-à-dire qu’elle ne travaille avec aucune marque, ni aucun fabricant. Elle ne fait pas non plus de publicité. Les évaluations, comme je vous l’expliquais précédemment, sont faites de manières objectives. Et les recommandations dans tout ça ? Pour les produits « médiocre » ou « mauvais », l’appli via un algorithme, propose un produit similaire meilleur pour la santé. Les fondateurs de l’application assurent que cette sélection est impartiale, aucune marque ne les rémunère ou les influence pour apparaître dans les recommandations.

Mais alors, comment Yuka gagne-t-il son pain ?

À ce jour, l’application dispose de deux sources de revenus : un de programme nutrition vendu sur leur site internet permettant d’acquérir les bases d’une alimentation saine en 10 semaines et les dons des utilisateurs. Dans un futur proche, l’application souhaite développer des fonctionnalités premium payantes comme les alertes personnalisées sur les allergènes, le détail sur les effets des additifs, le mode hors-ligne, etc.

Yuka en quelques chiffres :

Aujourd’hui, Yuka c’est :

  • 6 millions de téléchargements en France dont 3,5 millions d’utilisateurs actifs
  • 300 000 produits alimentaires référencés et analysés
  • 100 000 produits cosmétiques référencés et analysés
  • 45 scans/seconde en moyenne sur la journée

Ce type de service se développe de plus en plus. On voit des applications similaires apparaître sur le marché notamment Kwalito, Open Food Facts, QuelCosmetic. Ces applications peuvent être un danger pour les fabricants mais aussi pour les distributeurs. C’est pourquoi certains ripostent en créant leur propre application. C’est notamment le cas de Super U avec son application « Y’a quoi dedans ? » sortie en septembre dernier.

Et vous, Yuka dicte-t-il vos achats ? Pensez-vous, que ce type d’application peut nuire à certains produits ?

*Enquête réalisée sur Internet auprès d’un échantillon de 1200 personnes représentatif de la population française (âgés de 18 ans et plus), du 16 au 18 juillet 2018.

Juliette R.

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